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Bnf Camp du drap d’or, des fonds de la Bibliothèque Nationale de France

par Communique

Conférences en ligne, documents sonores, podcasts, livres numériques, expositions virtuelles, œuvres d’art issus des fonds de la Bibliothèque…  Pour se détendre, se cultiver ou travailler, des millions de ressources de la BnF sont accessibles gratuitement à distance. 

Comme chaque semaine, la BnF met en avant un thème à explorer dans son univers numérique. Cette semaine, à l’occasion des 500 ans du Camp du Drap d’or, François Ier, le roi emblématique de la Renaissance, est mis à l’honneur : le 7 juin 1520, s’ouvrait près de Calais une rencontre diplomatique hors norme entre deux souverains rivaux, François Ier et Henri VIII d’Angleterre, dans le luxe somptueux du Camp du Drap d’or.

A travers cette entrevue – restée célèbre dans l’Histoire mais sans véritables suites pour ses protagonistes -, le roi Très Chrétien cherchait à obtenir le soutien anglais face au puissant Charles Quint. 

Retour sur l’un des plus célèbres monarques français

Une exposition virtuelle pour mieux comprendre qui était François Ier
François Ier qui est-il vraiment? ? Parce qu’il fut vaincu à Pavie, on fit rétrospectivement de Marignan une victoire mémorable entre toutes ; parce qu’il encouragea la Renaissance, on l’a imaginé recueillant les derniers soupirs de Léonard de Vinci.

Mais se souvient-on qu’il a fait du français la langue nationale, qu’il a bâti ou restauré plus de 11 châteaux et rassemblé une somptueuse bibliothèque ? L’exposition virtuelle est une invitation à redécouvrir ce roi fameux, sa passion pour l’Italie, ses châteaux somptueux et son amour de l’art, son exercice du pouvoir et son sens de la représentation. 

Un manuscrit royal d’exception : Les Douze Césars 

Jules César et Auguste, peints Jean Bourdichon. Extraits de Suétone, Vie des Douze Césars, éd. 1515-1520, f. 1v° et 3v° ; BnF, NAF 28800.


Les Douze Césars, manuscrit royal enluminé par Jean Bourdichon (1457-1521), est selon toute apparence une commande du roi François Ier (1494–1547) réalisée à l’occasion des entretiens du Camp du Drap d’or pour servir de cadeau diplomatique. Il présente seize délicats portraits à l’antique des premiers empereurs de Rome, de Jules César à Antonin le Pieux, accompagnés de courtes biographies. Ce manuscrit d’exception, classé « Trésor national », a été acquis par la BnF grâce à un appel aux dons en 2014. 

Portraits et pouvoir, la légende d’un Roi 
C’est sous le règne de François Ier que la vogue du portrait royal apparaît véritablement. Le développement de l’imprimerie et l’apparition de nouveaux supports tels que la gravure vont permettre une diffusion inédite et démultipliée de l’iconographie royale, qui devient un instrument politique à part entière. 

François Ier est sans doute l’un des princes du XVIe siècle les plus représentés dans les arts et il reste, aujourd’hui encore, l’un des plus reconnaissables : sa carrure imposante, sa barbe, son long nez et son couvre-chef à plume sont les attributs traditionnels de ses représentations. 

Immersion à la Cour du roi avec les Anecdotes de la cour de François 1er

C’est une invitation à la cour du Roi guerrier que nous offre Anecdotes de la cour de François 1er , ouvrage de Marguerite de Lussan paru en 1748. Les petites histoires s’y confondent avec la grande pour illustrer une cour en perpétuelle animation, faisant la part belle aux divertissements. Femme de lettres et romancière historique du XVIIIe siècle, le nom de Mademoiselle de Lussan, célèbre en son temps, a été quelque peu oublié par la postérité. D’une naissance obscure (on la disait fille de diseuse de bonne aventure ou d’un prince de Savoie…) aux salons de la Marquise de Pompadour dont elle devint la protégée (Anecdotes de la cour de François 1er lui est d’ailleurs dédié), ses écrits permettent de côtoyer au plus près les figures emblématiques de nos manuels d’histoire. 

Charles Quint élu empereur
Gravure de Dirck Volkertsz Coornhert d’après un dessin de Marten van Heemskerk, Hieronymus Cock éditeur, 1556.
BnF, Bibliothèque de l’Arsenal, EST-1363, fol. 213
© Bibliothèque nationale de France

Un autre François Ier : le monarque qui instaure la lettre d’atelier

Avec quelque 700 000 monnaies, la BnF conserve l’une des plus belles collections numismatiques au monde. Les monnaies royales françaises – qui couvrent la période allant d’Hugues Capet à Louis XVI – forment un ensemble de près de 6000 pièces en or, argent ou billon. Le portrait du roi apparaît sur les pièces dès la fin du règne de Louis XII (vers 1514). 

On peut ainsi suivre l’histoire des rois de France à partir des portraits gravés sur les pièces de monnaie, qui sont longtemps restées les rares représentations que les sujets avaient de leur souverain. François Ier est le deuxième roi après Louis XII à frapper des testons à son effigie et c’est sous son règne que cette monnaie d’argent connaît son apogée. 
Il a rendu obligatoire après 1540 la lettre d’atelier qui permet de tracer l’émission des monnaies.

Illustration de l’entête: photomontage, à gauche François Ier peint par Jean Clouet, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski. À droite Henri VIII d’après Hans Holbein le Jeune 1540-1550 © Petworth House, National Trust.

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