Renaud Capuçon, such a cute and talented violinist

[**Satie*] et [**Mozart*] au programme. Un avant goût de Festival à Aix!
C’était un grand moment le lundi 6 novembre 2017 au Grand Théâtre de Provence, même si, les Gnossiennes de [**Satie*], qui débutent le concert nous étonnent dans cette interprétation toute personnelle. Une impression étrange. Il est vrai que ces pièces sont ainsi écrites pour révéler le côté hypnotique de la musique et il nous faut entrer d’emblée dans ce monde fantasque qui est le sien.

La [**Camerata Salzburg*] se dirige seule dans ces courtes pièces, n°1 à 3, surréalistes. Satie revient après l’entracte et Mozart .

Le Gnossiennes n°4 à 6, (arrangement [**Paricio Cuesto*]) séduisent. Après ce léger flottement du début, peut être dû à un manque d’homogénéité, on se laisse porter par cette musique au final calme, minimaliste et tout à la fois riche et profonde. d’une écriture si originale. A cette écriture s’ajoute sans doute la patte volontairement singulière de l’interprétation de l’orchestre. La Camerata est considérée comme l’une des meilleures formations orchestrales de chambre du monde et jouer avec [**Renaud Capuçon*], être dirigée par notre violoniste, (qu’il nous pardonne ce sens de la propriété !) c’est tout simplement faire de cette soirée un moment de pure magie. Magicien il l’est, assurément. Soliste au son incomparable, unique. Et son violon lui aussi tient la vedette, Son [**Guarnerius 1737*], l’ancien instrument du grand [**Isaac Stern*], brille sous les projecteurs. Quel héritage ! Mais que serait ce divin instrument sans ses doigts, son archet, sa virtuosité infaillible ? Un archet qu’il troque avec bio pour la transformer en baguette de chef, baguette magique !

Bravo pour ses cadences, qui ponctuent joliment les morceaux, nous conduisent vers des sommets. Le violoniste au son pur et à l’élégance de jeu se livre là, avec passion, plus libre d’explorer. Il met l’accent sur le lyrisme et les belles variations mouvantes de l’œuvre. On aime tout particulièrement le concerto N° 4, mais on adore aussi les autres, dont le n°5, un véritable cadeau !

Il faut savoir tenir tête au son lumineux de Renaud Capuçon. A son timbre d’une belle éloquence, puissant et rayonnant. Formidable prestation de la [**Camerata Salzburg*] dans les Concertos pour violon n°1, KV. 207 et n°4, KV. 218. Il faut dire qu’au coeur du répertoire de cet ensemble se trouvent bien entendu [**Mozart*] et les musiciens, par leur engagement et leur joie de faire de la musique ensemble magnifient le compositeur. J’ai conscience d’avoir utilisé de nombreux superlatifs tout au long de l’article, mais il faut bien avouer que ce soir là, dans ce registre là, Capuçon, la Camerata et le public, ont vécu une fort jolie idylle.

[**Pétra Wauters*]


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WUKALI 11/11/2017

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