A tribute to J-S Bach


Voici un film qui nous vient de Bielorussie (2011), son titre: Les contes du vieux Piano, ( Tales of the old piano), il célèbre [**Jean-Sébastien Bach*]. C’est un hommage respectueux, c’est aussi une présentation sobre et cultivée emprunte de spiritualité, et la musique du cantor fait merveille.

C’est essentiellement un travail d’illustration, aucune prouesse technique et l’usage de la digitalisation est limitée, qu’importe au demeurant. La couleur frôle le sépia, de rares couleurs vives et chaudes, une atmosphère ouatée, des personnages dont la représentation picturale parle aux enfants, et pour qui sans nul doute ce film est d’abord destiné. Et c’est tout particulièrement ce qui donne de l’intérêt à ce film à savoir sa pédagogie, ce cheminement progressif et artistique dirigé vers la jeunesse, celle élévation vers le beau. C’est aussi ce qui in fine remplit les conservatoires de la Russie d’élèves et d’étudiants ( le ministère russe est co-producteur du film) et forme en conclusion des générations d’excellents mélomanes et musiciens qui brillent ensuite au monde de leurs talents.

L’âme d’un peuple, c ‘est aussi une mémoire collective, et Dieu sait (si j’ose ainsi m’exprimer) si le peuple russe possède cette humanité spirituelle qui le distingue. A travers ce film on décèle aussi la renaissance ( si elle n’a jamais cessé d’être) de la foi orthodoxe et les références christiques à l’ichthus ( ἰχθύς en grec) qui constituent le socle originel d’une foi qui eut en ses temps anciens et fondateurs à se dissimuler dans un paléo-christianisme des catacombes. Tel fut le cas à Rome par exemple, où les croyants des premiers siècles se cachaient pour communier et célébrer leur foi au risque du martyr (ce qui ressemble au demeurant à ce qu’il advint des croyants opprimés sous le régime de terreur installé par[** Staline*] dans la défunte [**URSS*]). C’est ainsi que sur les murs de ces temples clandestins et souterrains on pouvait y découvrir de nombreuses représentations graphiques et souvent gravées du poisson, symbole du Christ.

Un tout petit film n’est ce pas, bien simple, c’est vrai, riche en tous cas de pistes différentes. De la belle musique en tous cas, celle de[** J-S Bach*] et de quelques autres aussi (on y entend Pachelbel ). La musique, liberté que tu nous donnes, élévation qui nous constitue !

L’arbre généalogique des compositeurs illustres de musique, dernière image de ce film, est aussi particulièrement intéressant à regarder. En effet on reconnait au milieu [**Dimitri Chostakovitch*], et sur la gauche en médaillon[** Maurice Ravel*], voila qui serait sujet à d’autres développements, mais je ne veux pas lasser…

[**
Pierre-Alain Lévy*]


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WUKALI 03/11/2017

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