The banquet of Plato with Superman and Kick Ass


Enfant, j’aurais aimé écrire Le Petit Prince de [**Saint Exupéry*] pour sa poésie. Plus tard, j’aurais adoré être l’auteur du catalogue [**Ikea*]. Et là, je dois avouer que j’aurais voulu être l’auteur de ce savoureux livre de philosophie populaire.

Mon âge fait de moi un candidat idéal à l’expérience des super-héros en tant que fan de chevalerie moderne (années 80) et désormais papa de garçons qui attendent régulièrement les films DC Comics et Marvel. Je n’ai donc pas su résister aux petits commentaires sur nos surhommes et à leurs petites manies.

On y croise ce «fainéant» de Superman (adjectif que lui attribue [**Umberto Ecco*]), [**Marc Aurèle, Socrate, Logan*] et[** Hancock*] : tous deux auraient pu être des compagnons shakespeariens noyant leurs errements dans la beuverie. La philosophie mènerait-elle à la facilité éthylique ?

Oui, les auteurs nous emmènent avec malice sur les chemins parfois sinueux de la comparaison des vies de nos super-héros (américains) aux théories de grands penseurs. C’est ainsi qu’ils nous expliquent [**Jean Paul Sartre*] et son existentialisme en passant par le cas du moins surhomme d’entre- eux [**Dave Lizewski*] autrement dit Kick Ass.

Oui, Dave n’a pas reçu un quelconque don ou pouvoir, il a choisi sa voie, il a choisi son rôle : être un super-héros, aussi pathético-comique qu’il puisse être. Contrairement donc à un de ses mentors : Batman et sa vie spinozienne.

On y apprend aussi qu’en 1954, les pères américains, inquiets pour leurs enfants et leur engouement envers les comics, avaient créé la Comic Code Authority, veillant ainsi sur leurs âmes corruptibles. C’est sans rappeler, les divers organismes régulièrement imaginés pour contrôler des phénomènes sociaux touchant la jeunesse : les divers courants musicaux, la télé, les mangas, les jeux vidéos, les smartphones et autres réseaux sociaux.

Evidemment nos« super» auteurs ont même pensé à faire une place aux super méchants sans qui il n’y aurait pas de super-héros trop gentils et trop serviables.
Que seraient Batman sans Joker, Superman sans Lex Luthor ou Professeur Xavier sans Magneto ?

Ne sont-ils pas alors chacun le pendant de l’autre, comme les opposés qui s’attirent et s’affrontent perpétuellement en nous, humains ?

J’invite tous les fans de super-héros à lire ce pamphlet et surtout à tout passionné de philosophie à le découvrir aussi.

J’en profite alors pour me proposer pour aider à l’écriture du tome 2 qui me semble alors indispensable !

[**Jérôme Pilleul*]


[**La philo des super-héros
Elodie Denis et Jonas Mary*]
éditions de l’Opportun. 14,90€


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