An intelligent show, or when a humorist reveals his love for classical music, not that common isn’t it ?


On dit de[** Gaspard Proust*] qu’il peut tout se permettre. Ce maître de l’humour noir, insolent et désabusé, était ce jeudi 14 septembre au Grand Théâtre de Provence d’Aix en Provence, pour justement se permettre encore plus dans un domaine où on ne l’attendait pas, la musique !

Il a un style bien à lui et, il faut bien l’avouer, il est unique et brillant ce quadra, qui sous ses airs détachés et irrévérencieux, sait se montrer généreux. En effet, il partage la scène avec une élite de musiciens classiques pour notre plus grand plaisir. Déjà, un grand merci à lui d’avoir réuni ces solistes à la carrière internationale, qui visiblement, sont heureux de jouer ensemble et de se faire parfois malmener, et même chambrer. Musique de chambre oblige !

Autour de notre récitant : [**Lise Berthaud*], alto, [**Eric Le Sage*], piano, [**Fleur Gruneissen*], flûte, [**Mariam Adam*], clarinette, [**Alexandre Pascal*], violon, [**François Salque*], violoncelle, [**Pierre Fouchenneret*], violon. Des musiciens de premier ordre. Ils joueront Œuvres de Vivaldi, Bach, Satie, Fauré, Poulenc, Massenet, Mozart, Haydn, Mendelssohn, Schubert, Saint-Saëns, Dvorak, Tchaïkovski, Bizet, Chostakovitch, Schumann, Brahms, Ravel


Dans son nouveau spectacle, Gaspard Proust est le Maître de cérémonie d’une soirée musicale un peu spéciale, pas tout à fait à la manière de [**Jean-François Zygel*], qui donne quelques leçons de musique dans des émissions très appréciées. Non, on pourrait dire que Gaspard Proust nous donne des leçons tout court, dépiaute une œuvre, à sa manière, examine les styles à sa loupe, oppose les styles et les compositeurs de façon très personnelle, avec ce sacré sens de la formule qui fait mouche, des anecdotes drôles, des informations vraies, d’autres pas… assurément, il faut faire le tri, mais qu’importe si c’est pour aller à la rencontre des plus belles œuvres du répertoire classique. C’est étonnant de voir que le rythme n’est jamais rompu, le spectacle reste fluide, alternant les morceaux qui nous touchent, nous émeuvent, et les blagues qui nous piquent, nous font rire, nous réjouissent.

Peut-être connaissez vous le concept ? Parti d’une simple compilation, qui aurait pensé que plus d’un million et demi d’albums seraient vendus à travers le monde avec l’un des plus grands succès phonographiques de ces dix dernières années : « Je n’aime pas le classique, mais ça j’aime bien ». Une belle réussite, et adapté sur scène par Gaspard Proust, c’est simplement lumineux… mais sombre tout à la fois !

L’homme a ce regard-là. On ne rit pas toujours en confiance, certains passages nous échappent. Il faudrait parfois une relecture, ou peut-être faudrait-il tout simplement réviser « nos classiques ». L’homme parle vite et le débit de paroles est impressionnant, et c’est vrai que s’il lit son texte, on peut lui pardonner, tant il est long et le lexique finement travaillé.

Il est toujours acide Gaspard Proust, même si on le découvre moins féroce que dans les thèmes abordés jusqu’alors. C’est sans doute qu’il éprouve une passion pour la musique classique.

Un peu de désopilante impertinence pour terminer. Du Gaspard Proust jusqu’à la fin ! Après les trois rappels, l’humoriste nous fait comprendre que ça suffit, il est temps pour nous, pour lui et les musiciens, de nous quitter !
D’accord, mais on reviendra !

[**Pétra Wauters*]


«Je n’aime pas le classique, mais avec Gaspard Proust j’aime bien»
Spectacle, entre concert classique et stand up humoristique.
Trois représentations aixoises : les 14, 15 et 16 septembre à 20h30

Dates des spectacles dans toute la France et billetterie ( cliquer) 2017-2018


Contact : redaction@wukali.com
WUKALI 15/09/2017


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