In this grueling hot summer in Paris just a splash to refresh with David Hockney at Centre Pompidou


En cette période caniculaire et orageuse profitez-en pour allez faire un splash dans l’œuvre de [**David Hockney,*] qui s’arrête à Paris jusqu’au 29 octobre. The Bigger one (or the better one !! plus de 160 peintures) au [**Centre Pompidou*]. L’exposition est réalisée en collaboration avec la [**Tate Britain*] de Londres et le [**Metropolitan Museum*] de New York.

Né avant la Seconde Guerre Mondiale dans le nord ouvrier de l’Angleterre, il retiendra d’un héritage politique paternel, le refus de l’establishment et des idéologies démagogiques.
Dès 16 ans, il entre dans une école d’art pour intégrer le Royal College of Art de Londres en 1959.

Après ses premières toiles d’influence figurative à la manière de [**Stanley Spencer*], il se tourne vers l’expressionisme new-yorkais pendant deux semaines ! Il abandonne donc très rapidement. Il choisit la voie figurative d’abord en 2D presque naïve tout en défendant des causes comme l’homosexualité pour mieux s’inspirer de ses courants internes.

Son passage à New York, il n’en retiendra qu’un nouveau matériau : l’acrylique, découvert auprès d’[**Andy Warhol*]. Il faudra attendre un an pour que celui-ci prenne toute son ampleur dans son travail, lors de son installation en Californie, en 1964.
Ses toiles capteront alors toute la lumière, les paysages, les coins de piscines, ces moments presque idéalisés de vie à Los Angeles. Marquant de nombreuses générations de publicitaires ou de créatifs comme les réalisateurs [**David Lynch*] (Mulholland Drive), [**Jacques Deray*] (La piscine), [**Francois Ozon*] (Swimming Pool) ou encore[** Jonathan Glazer*] (Sexy Beast) et très certainement le chanteur anglais [**Elton John*] qui a su lui aussi revendiquer son homosexualité au travers d’œuvres sucrées et grand public.

Pendant près de 15 ans, son style californien fait de scènes fraîches où les ombres disparaissent, les formes se disproportionnent et mêleront des moments différents ; préfigurant déjà son passage alors évident à la photographie et au collage des années 80.

En 1982, il utilise le fabuleux site du Grand Canyon pour combiner plusieurs techniques pour explorer ses obsessions : la perspective, les couleurs et le passage du temps.
En pur créatif britannique, il s’inspire et recycle ce qui l’emeut au travers ses propres démarches :[** Bacon*] et la fragmentation du mouvement, [**Picasso*] et ses jeux de profondeur, [**Rauschenberg*] ou [**Matisse*] et son amour des couleurs.

Pour le passage au nouveau millénaire, il créé la polémique avec son livre sur les secrets des grands maitres de la peinture, étude basée sur l’évolution de la représentation de…la perspective.

En même temps, il critique la sur cotation du travail de certains chouchous des critiques d’art contemporain, et clou de son engagement social, malgré sa croix du mérite de l’Ordre britannique, il refuse de peindre la portrait de sa reine [**Elisabeth II*].
So take your time and keep your eyes open (Prenez votre temps et gardez les yeux grands ouverts)!

[**Jérôme Pilleul*]


[**Exposition David Hockney*]
Centre Pompidou, Paris
21 juin 2017 – 23 octobre 2017
de 11h à 21h ou de 11h à 23h


Contact : redaction@wukali.com
WUKALI 10/07/2017
Illustration de l’entête: David Hockney au centre de ses peintures

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