Nothing else than a mere animation movie or likewise an hymn to liberty ?


**Garri Bardine*] est loin d’être un inconnu pour tous les lecteurs attachés à cette rubrique, en effet nous avons déjà diffusé de ce réalisateur russe [Le Loup gris et le petit chaperon rouge ainsi que Un chat botté. [**Adagio *] est un film d’une toute autre nature ou plus exactement procède de concepts intellectuels et techniques différents.


Ce film tout d’abord est porté par une musique ultra célèbre bien que controversée, le célébrissime Adagio d'[**Albinoni*]. Cette illustration musicale et son interprétation puissante et maîtrisée dans son intégrité sont sans doute aucun partie prenante de l’émotion ressentie. Le réalisateur Garri Bardine s’il construit son film s’adossant sur un air de musique fameux va cependant bien au delà d’une banale illustration musicale. Le sujet même serait de nature conceptuelle, des personnages de papier, des figurines de papiers pliés, tels des processionnaires portant des capirotes, et tous vêtus de noir sauf un, cheminent d’un pas lent et douloureux au rythme de la musique. Puis celui vêtu de lumière est mis à mal puis anéanti, tué peut-être, (qu’importe !) par ses comparses. Il redevient une feuille blanche. L’histoire à ce moment semble se renverser puisque seul il reprend vie et tous ceux qui concourent à sa défaite l’ovationnent, manifestent en sa faveur et le portent manifestement vers une victoire. Tout cela bien sûr est affaire d’appréciation et de subjectivité. S’agit-il donc d’une métaphore, c’est plus que probable, d’une forme de parabole, d’une allusion politique? Il serait hasardeux de conclure. Quoi qu’il en soit l’émotion est indubitablement présente tout au long de ce film, et la conceptualisation même de ce qui apparait bien comme l’idée à la fois de liberté, et de la puissance de l’individu seul défait et anéanti par des ennemis tous de noirceur, de l’idée aussi de vérité et de victoire finale, tout cela concourt à donner des allures presque mystiques et profondément spirituelles à ce film de Garri Bardine. Observons en tous cas, qu’une simple page blanche peut triompher de toutes les censures, de toutes les dictatures et de toutes les violences et empêchements faits à la liberté. Monsieur [**Garri Bardine*] ( Гарри БАРДИН) n’est-il pas russe …? Indubitablement pour Wukali quoique ce film date de 2000, cet article doit être classé dans la rubrique actualités…

[**Pierre-Alain Lévy*]


Contact : redaction@wukali.com
WUKALI 17/06/2017


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