An unexpected and extremist nationalist candidate, against E.U, against NATO,


[**François Asselineau*]

La statue du Commandeur s’installe derrière son pupitre. Imposante carrure, à la Chéri-Bibi, [**François Asselineau*] ! Marine Le Pen, prudente et sur ses gardes, ne lui serre pas la main, évitant ainsi la descente infernale qui la précipiterait illico dans les profondeurs des entrailles de la Terre.

Car François Asselineau, politiquement et professionnellement, c’est du lourd. Diplômé d’HEC et de l’ENA, entré à l’Inspection des Finances en 1985, il a enseigné à l’Ecole Nationale d’Administration, ainsi qu’à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris.
Bref, il connait ses dossiers sur le bout des doigts et, pour faire meilleure mesure encore, il garde par devers lui tous les textes qui régissent la Communauté européenne. Il ne s’agit pas de plaisanter avec le Commandeur ! D’ailleurs son programme, quoique l’on en pense politiquement, est d’un sérieux et d’un volontarisme à toute épreuve, avec force nationalisations et moralisations tous azimuths, dans le domaine des affaires
comme dans celui de la vie publique.

Curieux programme, qui comprend des mesures tantôt clairement à gauche, tantôt à droite, écologistes aussi, et, par-dessus tout, nationalistes. Face à ce mastodonte, [**Marine Le Pen*] se révèle soudain bien fluette, une fois n’est pas coutume ! Comme quoi une solide formation intellectuelle n’est pas sans procurer quelques avantages, supérieurs, sans doute, à ceux que confère l’immersion dans les remugles d’une famille fascisante d’extrême-droite.

Cela étant, quoique reposant sur des bases plus solides, le nationalisme de François Asselineau ne manque pas, lui aussi, de faire revivre artificiellement les fantômes démodés d’un passé dépassé.

Le Spectre est donc bien dans son rôle…

Mais comment expliquer que François Asselineau apparaisse sur la scène aussi brutalement, sans crier gare, après tant de discrétion ?

Un Commandeur, Deus ex machina et impitoyable justicier, tire forcément grand avantage d’un tel scénario, tout au moins dans les opéras… Mozart l’avait bien compris.

[**Claude Genzling*]


[(
Les candidats :

Philippe Poutou

)]


Contact : redaction@wukali.com
WUKALI 07/04/2017

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