Encore, Encore!


Enfin, ouf, ça y est : la saga Malaussène continue. Plus d’un a eu peur, très peur que [**Daniel Pennac*] ne renonce à poursuivre la vie et les œuvres de Benjamin Malaussène, le bouc émissaire le plus célèbre de la littérature française. Il faut dire que depuis Aux fruits de la passion, bien du temps s’est passé. Soit, Daniel Pennac a continué à écrire des livres que nous avons tous eu grand plaisir à lire, mais en dernière instance, le personnage de Benjamin Malaussène écrase toute sa production. Un peu comme Arsène Lupin avec [**Maurice Leblanc*] ou Sherlock Holmes avec [**Conan Doyle*].

Bien sûr je ne vais surtout pas raconter le contenu du livre. Tout y est, même si tous les protagonistes ont veilli. Benjamin travaille toujours pour la reine Zabo aux éditions du Talion, ce qui est loin d’être une sinécure, même quand il peut prendre des vacances dans son cher Vercors loin du tumulte parisien. On retrouve, Monsieur Malaussène, Julia, Verdun, Le Petit, Maracuja et quelques autres personnages qui composent l’univers malaussien. Dans cet univers domine la personnalité de Verdun, devenue juge d’instruction qui est, en outre, chargée de l’enquête sur l’enlèvement de Georges Lapieta, ancien ministre, un homme véreux et corrompu mais qui a ce que l’on appelle des « dossiers » qui lui donnent une impunité certaine pour poursuivre ses « affaires ».

Tout le monde ment à tout le monde, sauf Benjamin qui reste encore et toujours cette sorte de Candide moderne qui le transforme en un bouc émissaire parfait tant il est naïf.

Daniel Pennac en profite pour développer un long plaidoyer sur la vérité, cette vérité qui parfois peut tuer, cette vérité qui déchire, cette vérité que souvent il vaut mieux cacher car on ne sera pas compris. Cette vérité qui n’est pas toujours bonne à dire.

Bien sûr on peut lire [**Le cas Malaussène*] sans avoir jamais lu un Malaussène, car Daniel Pennac fait très souvent référence à des moments passés de la saga pour mieux comprendre les personnages. Et puis il fait allusion régulièrement aux deux disparus qui ont tant marqué la famille (et les lecteurs) les inspecteurs Pastor et Van Thian, celui qui a élevé, qui a tout appris à Verdun. Mais que ce serait dommage. Il faut d’abord commencer par Au bonheur des ogres pour plonger dans cet univers dans lequel il est si difficile de sortir.

Il est très difficile de parler, voire de critiquer [**Le cas Malaussène*] car c’est le premier tome d’une série, et oui, on reste sur notre fin, on finit particulièrement frustré. Soit Benjamin a été accusé à tort (rien de très original) et sort totalement blanchi, mais on se demande bien comment les autres membres de la famille vont bien se sortir des galères dans lesquelles ils se sont plongés.

Vivement le second tome !

[** Émile Cougut*]


[**Cliquer sur l’image pour feuilleter le livre*]

Le cas Malaussène (Tome 1) - Ils m'ont menti


[**Le cas Malaussène
Daniel Pennac*]
éditions Gallimard. 21€


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