About the disappearance of a mysterious wild animal in Australia


Le[** thylacine*] dit aussi [**loup marsupial*] ou[** tigre de Tasmanie*] était une espèce de marsupial carnivore de grande taille ( en moyenne 180 cm avec la queue et jusqu’à 290 cm dans son plus imposant spécimen), pesant entre 20 et 30 kg, officiellement éteinte depuis 1936 avec la mort du dernier représentant au zoo de [**Hobart*], capitale de la [**Tasmanie*], île formant la province australienne la plus méridionale.

C’était un puissant animal, assez redoutable, qui dévorait kangourous, wallabies, wombats, voire des chiens de petite taille. Sa mauvaise réputation auprès des fermiers tasmans, car on supposait qu’il attaquait aussi les moutons ( en réalité il s’agissait plutôt de chiens sauvages appelés les « dingos »), provoqua son extermination dans les années 1880/1920. Quand le gouvernement décida de protéger cet animal emblématique, vers 1930, c’était trop tard…|center>

De nombreuses observations de supposés thylacines ont été faites un peu partout en [**Australie*] depuis 1936, mais les vérifications des scientifiques spécialisés du domaine ne purent jamais confirmer la réalité de la survivance de l’animal. L’espèce a été inscrite comme définitivement éteinte en 1986… De temps à autre, des personnes racontent l’avoir croisé… Le miracle d’en retrouver quelques uns vivants a peu de chance de se produire…

Ce désastre fut suivi d’une prise de conscience des catastrophes écologiques subies par le sous-continent australien dont la première conséquence fut la protection totale accordée au « [**diable de Tasmanie*] », autre marsupial carnivore de plus petite taille que son cousin disparu : gros de six à huit kg. Cette bête avait très mauvaise réputation du fait de son aspect de «  gros rat », de son agressivité légendaire et de l’odeur fétide qu’elle dégage. De ce fait, cette dernière espèce a été sauvée et les populations se sont rétablies ( autour de cinquante mille). Malheureusement, depuis 1996, une épidémie de tumeur cancéreuse de la face décime à nouveau l’espèce. Elle se répand par les morsures que s’infligent les diables qui n’arrêtent pas de se battre les uns contre les autres, généralement pour de la nourriture.|left>

Comprenant le danger couru, les australiens ont pris ( si j’ose dire) le taureau par les cornes en isolant des éléments sains de diables tasmans, environ une centaine, et en les transférant dans l’état de [**Victoria*] où ils vivent dans des espaces clos. Ils sont regroupés, nourris et surveillés en permanence… A tel point qu’ils sont maintenant presque apprivoisés et que les soigneurs peuvent les prendre dans leurs bras sans risques !

L’animal se reproduit moyennement dans son nouvel environnement ( une femelle sur deux a des petits) mais les animaux s’adaptant bien et l’encadrement étant dévoué et formé, l’espoir existe. En Tasmanie même, les réserves où vit le diable ont été mises en quarantaine pour le protéger… Sauver l’espèce est l’objectif mais ce combat est loin d’avoir été gagné.|right>

Récemment, des biologistes australiens ont complètement décrypté le génome du thylacine. Ils ont commencé à parler de clonage à partir d’un exemplaire de jeune thylacine récupéré intact voici une centaine d’années, et conservé depuis dans l’éthanol…
Le problème crucial reste celui de «  la mère porteuse » qui ne peut être qu’une femelle d’une espèce très proche de celle qui a disparu : dans ce cas, serait une « diablesse de Tasmanie ». Le fait de se trouver face à un marsupial devrait quand même simplifier, aussi légèrement que cela soit, les données de l’équation.

Les capacités techniques aidant, la chose semble potentiellement probable d’ici une dizaine d’années. Cette tentative sera la première du genre. Théoriquement, cela peut marcher…Ou échouer : personne ne sait d’avance ce qui se produira. Une seule certitude : le moment venu, le projet sera suivi de sa mise à exécution, quoi qu’il arrive.
Cela choque certains, religieux ou non, et il est évident que les questions éthique induites sont lourdes de sous-entendus, mais rien ne peut, ni ne pourra jamais, empêcher la recherche scientifique d’évoluer.

Ce ne serait pas une « résurrection » mais une « dés-extinction » ! Naturellement, nous n’en sommes pas encore là mais l’homme a tant détruit depuis des siècles ! Il a transformé l’aspect de la planète, a bouleversé l’équilibre des espèces en allant jusqu’à éradiquer toutes celles qui le gênait. En moins de cinquante ans, il a massacré la moitié des vertébrés. Peut-être serait-ce le moment de donner à l’avenir de la biodiversité une lueur d’espérance.

D’ailleurs, l’idée du clonage dans le but de redonner une chance aux espèces disparues est dans l’air depuis quelques années : le mammouth, le rhinocéros laineux ou le célèbre oiseau-emblème de l’île Maurice appelé le  dodo ont déjà été cités pour être les prochains sur une liste beaucoup trop longue, de nombreuses espèces végétales aussi…

Aurons-nous cette capacité à reconstruire là où nous avons tant détruit ? Accepterons-nous de dépenser beaucoup d’argent pour cela ? Nous n’avons aucun autre choix mais serons-nous assez intelligent, nous qui n’avons jamais que des visions simplistes à courte distance ? C’est toute la question…

[**Jacques Tcharny*]|right>


*Contact *] : [redaction@wukali.com
WUKALI 24/01/2017

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