A splendid animation movie celebrating the naked beauty of women in hamman (public bathes)


A quelques heures de ce réveillon et du passage vers 2017, nous avons voulu que cette petite chronique «de rien du tout» comme aurait dit Paul Grimault, consacrée au film d’animation, vous apporte joie et beauté. Simplement et sans nul autre support que le raffinement des images. Voir, se laisser séduire par le défilé des peintures qui défilent, car c’est bien cela que vous allez pouvoir admirer en regardant Hammam de [**Florence Miailhe*], se laisser aller à une émotion naturelle et sereine et partager en ce jour du 31 décembre 2016 avec ceux qui vous sont chers ces quelques minutes de poésie visuelle et de douceur, voici aussi pour vous qui nous lisez régulièrement ou nous découvrez, les plus sincères et meilleurs voeux de bonheur que nous vous adressons.


**Florence Miailhe*] est une des grandes réalisatrices du film d’animation français, une artiste. Nous avions déjà présenté il y a quelque temps dans Wukali [Conte de quartier (cliquer) réalisé en 2006 sur un scénario de [**Marie Desplechin*]. Nous avons sélectionné à présent Hamman qui débuta sa carrière dès 1991.

Peindre, faire vibrer la couleur, se lover dans l’inspiration des grands maîtres de l’art du XXème siècle, donner à écouter et choisir des musiques adaptées, ouvrir son coeur, le défi était pourtant immense; il fut très largement réussi, un superbe film.

C’est un film qui marque son temps, c’est un film de tendresse, de bon faiseur ( je devrais plutôt écrire «d’excellent faiseur»), un film profondément humain, je crois d’ailleurs que c’est la marque de fabrique de Florence Miailhe. C’est un film d’artisan réalisé dans l’intimité d’un atelier, c’est aussi et surtout un film de peintre, le cinéma peint, un vieil usage dans l’histoire du film d’animation. La couleur éclate, transcende, donne la vie, l’humanité, et ô combien d’humanité dans ce film, une histoire de rencontre entres des femmes de cultures différentes, un hommage aux femmes tout simplement!

Un très beau film de respect et de tendresse pour ces femmes musulmanes évoluant dans la chaleur moite et parfumée d’eucalyptus du hamamm, dans ces salles décorées de faïences rappelant les poteries noires et blanches de Safi. Une fraternité méditerranéenne qui rassemble. Un sentiment de paradis perdu et de noblesse, de chaleur humaine et de partage. Des corps callipyges dans la noblesse de leur nudité altière. [**Matisse*] n’est pas loin. Film de Méditerranée, l’ambiance est retranscrite, les voix, les youyous, les bribes de conversations vaguement perçues, jusqu’au chuintement de la vapeur et de la saine fatigue qui en résulte, la buée colle aux images… Les musiques, les fonds sonores sont subtilement choisis, ils sont rythmés, musiques de partages et d’émotions. C’est aussi cela l’art du vingtième siècle.

[**Pierre-Alain Lévy*]


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WUKALI 31/12/2016

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