Dans ce nouveau roman, Catherine Hermary Vieille nous plonge dans les eaux troubles des Valois. Bien sûr n’est pas [**Dumas*] qui veut, et il suffit de lire des romans se passant dans le passé pour s’en rendre compte. Je ne fais référence qu’aux qualités littéraires des susdits romans, non sur le fond « historique ». Comme disait justement Alexandre Dumas : « on peut violer l’histoire à condition de lui faire de beaux enfants  ». Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a su mettre en application sa réflexion. [**Catherine Hermary Vieille*] s’est spécialisée dans l’écriture des romans historiques. Certes, elle ne viole pas l’histoire autant que son illustre prédécesseur, certes, il faut bien être honnête, elle n’a pas le même talent épique que lui, mais elle, elle écrit des romans et non des feuilletons qui compilés deviennent des romans. Il est alors normal que le style soit différent. Ce qui est certain c’est que quand on commence un livre de Catherine Hermary Vieille, le lecteur est sûr de passer un très agréable moment et que sa lecture ne sera pas parasitée par des non-sens historiques qui énervent même le moins instruit. Depuis que je fais des recensions critiques pour Wukali, je crois avoir montré et démontré que je supportais assez mal les a-peu-prêts ou absurdités historiques. Sauf quand l’auteur arrive à la hauteur de Dumas, mais je n’ai pas souvenir d’en avoir trouvé un. Dans D’or et de sang, à part la problématique question de savoir qui a introduit la fourchette en France ([**Catherine de Médicis*] en se mariant ou [**Henri III*] de retour de Venise), l’histoire est parfaitement respectée. Soit, Catherine Hermary Vieille prend position dans des débats qui sont loin d’être tranchés, qui font couler beaucoup d’encre chez les historiens comme le rôle exact de la reine[** Catherine*] et de [**Charles IX*] dans le massacre de la [**Saint Barthélémy*], mais elle le fait en romancière et son point de vue est en total harmonie avec son histoire. Des exemples je pourrais en donner bien d’autres comme de savoir si la princesse [**Marguerite*] a eu une liaison avec [**Henri de Guise*].

[**D’or et de sang*] est l’histoire des trois derniers [**Valois*] : [**François II*], [**Charles IX*] et [**Henri III,*] avec surtout comme véritable personnage principal, leur sœur [**Marguerite*], première épouse d'[**Henri de Navarre*] qui deviendra Henri IV. Marguerite et non Margot, car ce surnom date… de La Reine Margot d’Alexandre Dumas. Alors oui, je m’énerve quelque peu quand des personnages du roman lui donne un surnom qu’elle n’a jamais entendu de sa vie.

[**D’or et de sang*] est en un livre la trilogie des Valois d’Alexandre Dumas : La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq et c’est une réussite. Autant le très mauvais film de [**Chéreau*] était un antidote certain à la connaissance de cette période de l’histoire, autant Catherine Hermary Vieille nous incite à approfondir nos connaissances sur le XVIème siècle français, les Guerres de religions et la fin de la dynastie des Valois.

[**Émile Cougut*]


Depuis Le Grand Vizir de la nuit (Prix Femina 1981), Catherine Hermary-Vieille alterne biographies et romans : La Marquise des ombres, L’Infidèle (Grand Prix RTL), Un amour fou (Prix des Maisons de la Presse), La Bourbonnaise, Les Années Trianon, Merveilleuses, Le siècle de Dieu, etc.


WUKALI 24/10/2016
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