Should a portrait representing Shakespeare be restored ?


Va-t-il falloir restaurer le portrait de [**Shakespeare *] ? C’est à cette question gordienne que devront donner réponse les conservateurs de la [**National Portrait Gallery*] à Londres. Si un certain nombre de portraits de Shakespeare sont sujets à suspicion, s’agit-il de la représentation ou non du dramaturge, il ne fait aucun doute quant à l’authenticité du Candos (illustration) peint entre les années 1600 à 1610 et devant son appellation au [**Duc de Candos*] qui l’acquit en 1789, une année qu’on n’oublie pas. C’est ce que relate The Art Newspaper. En réalité on ne peut considérer comme représentant l’auteur dramatique que la gravure datant de 1622 et qui orne le premier livre de ses pièces et publié en 1623 et le Chandos que nous traitons. Nous savons aussi que Shakespeare n’a jamais demandé à être peint, en tous cas nous n’en ne connaissons aucune trace documentée. Il n’empêche que de son vivant ont du circuler des représentations graphiques ou peintes de sa personne et pour étayer cette supputation les shakespeariens se réfèrent à trois comédies satiriques les Parnassus où l’un des personnages fait allusion à un portrait de Shakespeare vu à la Cour. Rappelons que Shakespeare est mort en 1616.

Shakespeare est un sujet, si j’ose ainsi dire, qui depuis bien longtemps excite l’imagination de ses thuriféraires ou détracteurs, d’aucuns même sont allés jusqu’à prétendre… mais bref leurs divagations sont de peu d’intérêt mais constituent une belle rente dans le monde de l’édition…

La question de la restauration de la National Portrait Gallery est en effet épineuse et soulève de nombreuses considérations. Le portrait a été peint par un certain [**John Taylor *] dont on ne connait à vrai dire pas grand chose. La question technique qui pose problème tourne autour de l’épaisseur même de la peinture qui a été posée en couches très fines, et dont l’état l’apparente aujourd’hui davantage à une «relique» comme l’a décrite [**Tanya Cooper *] conservatrice en chef, c’est dire de la difficulté du choix à faire!

Ce portrait pendant très longtemps a décoré l’entrée du [**Duke’s*], ce fameux théâtre de Londres créé sous le règne du roi [**Charles II*] pendant l’époque dite de la Restauration, et où furent mises en scène de nombreuses pièces de Shakespeare.

Il fut endommagé par des frottements et des tentatives de nettoyage au 17ème et 18ème siècle. Les précédentes restaurations du portrait furent de détail et concernèrent principalement la face, la barbe et les poils, au fil du temps elles ont perdu leurs couleurs et cela est particulièrement visible sur le front. Quant au vernis il est aujourd’hui devenu particulièrement médiocre, sombre et jaunâtre. C’est d’ailleurs ce vernis qui pose le problème le plus pointu et la question tourne autour de ce qu’il faudra en retirer sans nullement altérer l’ensemble de la peinture.

Pierre-Alain Lévy


WUKALI 31/08/2016
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