From the famous Australian writer, author of « The Thorn Birds »


Tout le monde connaît [**Colleen McCullough*], même si tout le monde ne l’a pas lue, car c’est l’auteur de l’immense succès international : [**Les oiseaux se cachent pour mourir.*] Voici que parait en français Péché de chair paru dans sa version d’origine en 2013 sous le titre Sins of the Flesh.

Feue Colleen McCullough n’est pas l’auteur d’un seul livre mais d’une œuvre importante dont la saga des [**Maîtres de Rome*] (8 volumes) et la créatrice du policier [**Carmine Delmonico dans la ville d’Holloman*] . Le voilà revenant de vacances, car il s’ennuyait pour s’occuper d’un « serial killer » qui kidnappe des jeunes garçons et les laisse mourir de faim après les avoir émasculés. Parallèlement s’ajoute la disparition du jour au lendemain de jeunes filles, (dossier suivi par Dalia son adjointe pour le moins excentrique au niveau vestimentaire) et une série de crimes divers et non moins variés.

L’enquête de Delmonico et de son équipe va les conduire à fréquenter un couple d’homosexuels richissimes, créateurs de mode, un établissement psychiatrique qui renferme un malade pour le moins bizarre mais guéri aux dires de son médecin traitant. Petit à petit ce n’est pas un, mais deux, puis trois assassins que Delmonico va poursuivre et finir par neutraliser après bien des rebondissements.

Que dire sur ce livre qui nous plonge dans les méandres de la psychiatrie et du fonctionnement du cerveau. Dans ce domaine,[** Colleen McCullough*] nous expose les derniers résultats de la médecine, en quelque sorte comme [**Patricia Cornwell*] avec la médecine légale. Sinon, c’est un roman policier de bonne facture, sans grande originalité. Les amateurs de ce genre trouveront facilement les auteurs de ces crimes bien avant les policiers !

De fait ce qui m’a gêné à la lecture de ce roman fut le style : ou Colleen McCullough écrit mal (c’était loin d’être une virtuose du style, soit, mais c’était toutefois une bonne écrivaine, enfin pas plus mauvaise que bien d’autres que je suis obligé de lire pour Wukali), soit c’est un problème de traduction. Dieu sait que j’ai déjà salué l’extraordinaire et difficile travail de certains traducteurs, mais là, je reste pour le moins dubitatif : il y a trop de fautes de grammaire, de français, pour pouvoir pleinement profiter de sa lecture, car le style était, de fait, dénaturé.

En même temps,[** Péché de chair *], est l’exemple parfait du « roman de plage » qu’il fait si bon lire l’été : on passe un bon moment tout en bronzant, et dès qu’il est fini, on l’oublie. Et ça fait du bien !

Émile Cougut


Péché de Chair
Colleen McCullough

éditions L’Archipel. 22€

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