When the savour of tea opens on poetry and calligraphy


Connaissez-vous le «syndrome de la librairie», enfin de ce que je nomme comme tel ? Eh bien vous entrez dans une librairie avec à l’esprit le désir d’acheter un titre très précis ou un livre d’un auteur particulier, puis de table en table, de rayon en rayon quelques livres au hasard alléchant, quelques sujets intriguant, quelques nouveautés d’édition vous séduisant, vous décidez de remettre à plus tard le choix initial qui vous avait porté et vous vous décidez pour l’achat d’un, de deux , de trois ou bien davantage de livres que vous n’aviez nullement au départ envisagés. C’est un peu ce qui vient de m’arriver quand voila peu j’ai voulu choisir un film d’animation pour cette rubrique hebdomadaire. J’avais certes procédé à un bon choix ( Bon choix Monsieur, Bon choix Madame comme avait dit l’Autre …!), puis me ravisant, et je dois dire sous le charme du film de Michael Dudok De Wit, j ‘ai choisi résolument de vous faire connaitre son film : L’Arôme du thé.


The Aroma of Tea.mp4 par filmow


[**Michael Dudok De Wit*] est un réalisateur de films d’animation hollandais comme l’on dit en France, (néerlandais pour les puristes), il y est d’ailleurs admiré, en effet il a remporté le Grand Prix du festival d’Annecy ainsi que l’Oscar du court métrage en 2000. En outre il a« fait ses classes» au plus que fameux studio Folimage à Valence où il réalisa « le Moine et le poisson« .

«L’Arôme du thé» (2006) de mon point de vue est une petite merveille et les talents de graphiste, de dessinateur et de peintre de Michael Dudok De Wit s’y déploient à ravir. Si d’aucuns au travers de ces images y voient une figuration des éléments constitutifs de la théine et des arômes qu’elle développe, une certaine imagerie cellulaire et chimique en quelque sorte, pourquoi pas ! Je préfère quant à moi me laisser porter par une forme poétique quasi calligraphique, par des couleurs, des encres, un style monacal et épuré où je retrouve des réminiscences avec les pinceaux de l’Asie: de la Corée, du Japon ou de la Chine. Des grands aplats posés à la perfection et au vif, situés là où ils sont comme par une magie céleste et juste et exacerbés par une infime tâche lilliputienne au milieu de telles puissantes volutes et errances abandonnées. Un concerto grosso de Corelli éternise par la pureté des harmonies les différentes séquences graphiques. Puis-je vous dire que j’aime, une peinture d’amour n’est ce pas… ?

[**Pierre-Alain Lévy*]


WUKALI 23/07/2016
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Illustration de l’entête: capture d’écran

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