L’Association Emmanuel Héré-Amis du Musée des Beaux-Arts de Nancy vient d’offrir au musée une toile inédite de l’un des plus célèbres artistes lorrains du XIXe siècle: Emile Friant.

Cette toile est intitulée: La présentation des odalisques au sultan, c’ est une huile sur toile de 33 x 40 cm. Elle est signée et datée, Friant 1881. Elle a été acquise lors d’une vente publique à l’Hôtel des ventes Giraudeau de Tours du samedi 10 octobre 2015, pour un montant de 5000 € hors frais (environ 6250 € TTC), avec la participation de CP Expertise, et BNP Paribas.

Ce don sera au coeur de l’exposition consacrée à Emile Friant cet automne.

Le fonds Friant est un atout majeur dans la présentation des collections permanentes du Musée des Beaux-Arts de Nancy . Ce site culturel conserve en effet le fonds d’atelier du peintre Émile Friant, constitué de nombreux tableaux, dessins et estampes. Il expose dans ses salles une dizaine de peintures de cet artiste, dont certains de ses chefs d’œuvre, comme La Toussaint (dépôt du musée d’Orsay, 1888), La Douleur (1898), Jeune Nancéienne dans un paysage de neige (1887), Les Amoureux (1888), Le Sculpteur Bussière dans son atelier (vers 1884), Le Travail du lundi (1884), mais aussi des tableaux plus méconnus, comme La Petite barque (1895) ou Devant la psyché (1912)…

C’est l’une des rares toiles orientalistes de Friant ((Dieuze, 1863-Nancy, 1932)) et la première du genre à entrer dans la collection du Musée. Les seuls témoignages de ses voyages en Afrique du Nord sont deux lettres illustrées, envoyées de Tunisie lors de son séjour en 1887, l’une à l’acteur Coquelin cadet – dont Friant a fait de nombreux portraits – et l’autre à Auguste Blain, son ami antiquaire à Nancy. Parmi les carnets de dessins de l’artiste provenant de son fonds d’atelier, l’un est consacré à des croquis d’un de ses séjours africains.

La scène orientale offerte par l’association Emmanuel Héré précède de quelques années son voyage à Tunis et montre la perméabilité de Friant aux sujets exotiques alors qu’il se trouve à Paris pour préparer le grand Prix de Rome de peinture. Le choix du sujet, teinté d’érotisme et d’une certaine violence, rappelle certaines compositions de Jean-Léon Gérôme (Le Marché d’esclaves, 1866, Sterling and Francine Clark Art Institute, USA) et annonce celles de Guilio Rosati (L’inspection de la nouvelle arrivée, collection particulière). Cette nouvelle acquisition sera présentée cet automne dans le cadre de l’exposition Emile Friant, le dernier naturaliste ? qui réunira plus de 200 œuvres du 8 octobre 2016 au 30 janvier 2017 (Vernissage le 7 octobre 2016).

Les Amis du musée soutiennent depuis presque 30 ans des acquisitions d’œuvres nouvelles. Ils ont notamment contribué ces dernières années à l’acquisition d’un dessin de Jean-Antoine Watteau, Femme assise vue de dos, en 2002, d’un tableau de Nicolas Chaperon, Madeleine pénitente, en 2006, d’un tableau de Charles Poerson, La nativité, en 2010, d’une gouache de Fernand Léger dédicacée à Jean Prouvé en 2012, sans oublier un certain nombre de pièces Daum. Ils ont également organisé avec succès des souscriptions publiques afin d’aider au financement d’œuvres importantes du musée : La Ferme, matin d’Henri-Edmond Cross en 1998 et Scène de bataille près d’une forteresse de Claude Gellée, dit Le Lorrain en 2008. La participation très importante des adhérents à ces souscriptions a montré, s’il en était besoin, leur attachement au développement du Musée des Beaux-Arts.

Communiqué


WUKALI 22/06/2016
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