Final thoughts before the big jump !


Un homme, au soir de sa vie entreprend ce qu’il pense être son dernier voyage, lui qui a parcouru le monde. Il part de chez lui à Anvers pour Venise, en train. A chaque étape il rencontre une personne qui a marqué sa vie : Martin, éducateur dans un centre d’handicapé mentaux à Luneville. A travers des histoires qu’ils se racontent se tisse toute une philosophie sur l’atérité, la différence, l’empathie, la richesse qu’il y a d’aller vers les autres . En quelque sorte une déclinaison de la fameuse phrase de Saint Exupéry : « Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser, tu m’enrichis »

Sur le lac de Constance, du côté allemand, c’est Anton, cinéaste iconoclaste, écrivain qui ne veut pas éditer ses nouvelles, en recherche de sa vérité qui se pose des questions sur le cinéma, la littérature et plus généralement sur l’art et la création artistique.

Dans le Tyrol autrichien, à Matrei am Brenner il revoit Louise, elle aussi au seuil de la mort, une anthropologue qui a parcouru le monde qui a consacré toute sa vie sur les autres cultures et le rapport à l’autre.

A son étape à Vérone, il rencontre Mirek un critique d’art polonais. Ils parlent surtout de la création picturale.

Il finit à Venise terme de son voyage où il se retrouve seul, seul avec lui-même jusqu’à ce que le hasard lui fasse rencontrer l’incroyable Gigi qui lui ouvre un univers qui était enfoui depuis longtems en lui.

Quand j’étais petit les cosmonautes vivaient aussi longtemps que les chênes est un très beau livre sur les réflexions que peut se poser un homme à la fin de sa vie. Certes, pas n’importe quel homme, un homme cultivé, grand amateur pour ne pas dire connaisseur de la peinture. Ce voyage qu’il pense être son dernier, une conclusion, une fin et de fait une sorte de voyage initiatique. A chaque rencontre avec ses connaissances, mais aussi avec des inconnus dans les trains, ce sont plus des questions qui s’offrent à lui que des idées résumées de sa pensée. En quelque sorte l’auteur nous démontre que même lorsque nous croyons avoir achevé une tâche, celle ci n’est jamais finie et que « l’honnête homme » continue toujours et toujours sa quête de connaissance de soi et des autres…

Le livre est par ailleurs constellé de dessins qui rythment le déroulé du roman et illustrent ce à quoi pense le héros.

Quand j’étais petit les cosmonautes vivaient aussi longtemps que les chênes est un livre sur la nature humaine dans tout ce qu’elle a meilleure.

Emile Cougut


Quand j’étais petit les cosmonautes vivaient aussi longtemps que les chênes
Eric Pauwels

éditions Motifs. 19,90€


WUKALI 26/05/2016
Courrier des lecteurs : redaction@wukali.com


Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Notre site utilise des 'cookies' pour améliorer votre expérience et son utilisation. Si vous le refusez vous pouvez les désactiver. Accepter En savoir plus