A beautiful movie-music entertainment


Pour la saison 2015-2016, l’Orchestre Régional Avignon Provence a été sollicité par le Grand Théâtre de Provence pour être orchestre associé à l’activité dédiée au jeune public. C’est dans ce contexte qu’ont été proposés deux ciné-concerts : « Chaplin » (en octobre dernier) et « Les Aventures du Prince Ahmed ».

« Les Aventures du Prince Ahmed » a été présenté au public le samedi 12 décembre. Un cadeau de Noël avant l’heure pour les parents comme pour les enfants. «Ca change des films qu’on voit toujours et de la télé » dit une jeune voix à l’issue de la représentation. Ce spectateur aura tout compris. C’est un bijou, une œuvre parfaite dans un genre bien à part.

On est dans une autre époque, une autre aventure à vivre, un ciné-concert grand angle avec les musiciens de l’Orchestre Régional Avignon-Provence sous la direction de Sébastien Billard.

Un grand orchestre en prime au cinéma !

Il s’agit du deuxième dessin animé de l’histoire du cinéma. Le premier, un film argentin, ayant malheureusement disparu. On est en 1926, Walt Disney n’a même pas encore crée sa Blanche Neige, qu’en Allemagne, une histoire se dessinait en papier découpé. Le Prince Ahmed, en long métrage voyait le jour et c’est cette version restaurée qui fait le tour du monde. On l’a oublié pendant trop longtemps, et comme La Belle au bois dormant, il a été réveillé avec douceur.

Depuis, Le Prince Ahmed voyage. Inspiré des « Contes des Mille et Une nuits », c’est un peu normal direz-vous. Ce qui est extraordinaire c’est que Lotte Reiniger et son équipe réalisait là un dessin animé tout en silhouettes découpées, soit 30 000 images à 24 images secondes, et pour ce théâtre d’ombres, lumineux, trois ans de travail auront été nécessaires. 1 heure 10 de pur bonheur en salle. Précision technique, effets spéciaux, tout y est. Car il s’agit bien d’effets très spéciaux. Les trucages et les illusions dans les images sont admirables.

L’histoire quant à elle est classique : Ahmed, amoureux de la princesse Pari Banu face à un mage démoniaque qu’il devra affronter pour pouvoir l’épouser. On retrouve aussi Aladin et sa lampe merveilleuse, une sorcière bienfaisante, des démons et des esprits … Et on part avec eux, dans le pays lointain de Wak-Wak, on passe par la Chine, et on revient au Palais, une fois la mission accomplie.

La partition musicale de Wolfgang Zeller colle joliment aux images, et pour chaque acte, chaque personnage, elle souligne avec force ou délicatesse l’intrigue, les temps forts, l’émotion, et enfin le dénouement.

Happy end !

Pétra Wauters


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WUKALI 23/12/2015
Courrier des lecteurs : redaction@wukali.com


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