Les dernières répétitions, les derniers réglages se succèdent, avant-générale mardi, avant la première de L’Elisir d’Amore de Donizetti qui sera jouée pour trois représentations seulement à partir de Vendredi 23 novembre ( Dimanche et Mardi) à Metz.

La mise en scène de Joël Lauwers est sympathique, pleine d’humour et raffinée, les costumes de Dominique Burté sont magnifiques et les éclairages parfaits. Les chanteurs sont bien dans leur rôle pour un opéra plein de fantaisie et de vivacité. Forian Laconi porte le rôle, sa voix prend de l’intensité et des nuances subtiles, Chaiara Skerath est une soprano toute en finesse, elle a la grâce de la jouvence, Belcore interprété par Luciano Garay qui a fait ses études musicales à l’Institut supérieur de l’Art du Théâtre Colon à Buenos Aires et à la Staatliche Hochschule für Musik de Karlruhe est un baryton à la voix chaude, les duos qu’il entretient avec chacun des protagonistes sont particulièrement réussis. Nul doute que lors de la première vendredi ils porteront leur voix avec encore plus d’intensité et de sentiments. Un régal ! Quant aux choristes, ils prennent un véritable plaisir à jouer, cela se voit, cela s’entend, cela diffuse et c’est très bien ainsi.

Que demander de plus n’est-ce-pas?

Deux actes pour une beau moment de musique. On s’achemine sûrement vers une salle enthousiaste dès vendredi. On observe depuis quelque temps un renouveau des publics et des tous jeunes gens n’hésitent plus aujourd’hui à venir à l’opéra, étudiants ou lycéens, bientôt ce sera même « tendance« . Les programmations d’un répertoire de qualité mis en scène avec subtilité, fantaisie, respect et intelligence et servi par des chanteurs d’excellent niveau, produisent des résultats généreux et plein de promesses. À travers l’excellence artistique, c’est l’identité même d’une ville et d’une région qui est ainsi valorisée, C’est l’économie même qui est stimulée et cela est bien plus efficace que n’importe quelle campagne de communication. Et puis, et puis, il y a le plaisir en plus et cela c’est infini et vaut plus que de l’or !

N’en doutez-pas un seul instant, l’art est une valeur d’avenir qui se déguste au quotidien!

Pierre-Alain Lévy

Donizetti, Romantisme et Bel Canto

C’est en pleine Lombardie, à Bergame, que nait Donizetti en 1797. Ses parents sont très pauvres, son père est concierge au Mont de piété. Dès l’âge de sept ans il étudie la musique sous la férule de Giovani Simone Mayr , un prêtre bavarois chef de musique à Sta Maria Maggiore de Bergame. Son père souhaitait faire de lui un compositeur de musique religieuse, il n’imaginait pas que Gaetano composerait aussi un impressionnant répertoire d’opéras mettant en valeur le Bel canto

Pemier opéra en 1818 (Enrico di Borgogna) ; en 1830 il en aura déjà composé 31, peu d’entre eux sont encore joués aujourd’hui. «Anne Boleyn» produit à à Milan propulse sa renommée par delà les frontières. à la veille de« L’Elisir». Il voyage en Italie , Venise, Naples, Milan, puis comme les autres compositeurs italiens ses contemporains, il part à la conquête de Paris. L’accueil mitigé de «Marino Faliero», souffrant su succès que remporte au même moment « Les Puritains

» de Bellini le décide à retourner en Italie. Le 26 septembre 1835« Lucia di Lammermoor», un de ses plus beaux opéras est joué.

En 1838 il revient à Paris. Bellini est mort et Rossini ne compose plus. Un petit différent l’oppose à Victor Hugo à propos de « Lucrèce Borgia» dont l’écrivain était l’auteur ( l’opéra de Donizetti devra être retiré de la scène). «La Fille du Régiment» triomphe suivie peu après de « La Favorite» , puis en 1843 «Don Pasquale ». Il voyage aussi à Vienne où il est nommé maître de Chapelle, sa santé s’altère, il revient sur Paris, puis ce sera la descente aux enfers…

Depuis longtemps Donizetti connait des difficultés de santé, des maux de têtes. Sa vie privée est un drame, sa femme meurt et peu de temps après ses enfants. Progressivement il sombre dans la folie. La syphilis est là qui déploie ses rets. Il est interné à l’asile d’Ivry. Son neveu le ramène à Bergame, où il décède le 28 avril 1848.


L’ÉLIXIR D’AMOUR

de Gaetano DONIZETTI

Opéra-Théâtre de Metz Métropole

Représentations

Vendredi 23 novembre à 20h

Dimanche 25 novembre à 15h

Mardi 27 novembre à 20h


Opéra-Théâtre de Metz Métropole. 4-5, place de la Comédie. 57000 Metz.

Tél. 03 87 15 60 51// Fax 03 87 31 32 37

http://opera.metzmetropole.fr


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Florian LACONI aux Chorégies d’Orange 2011

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