d’après Jean de La Fontaine,

«Les animaux malades de la peste»

Ayant gaffé leurs potes dévisser leur billard,


Et clabotter par la pestoche,


Tous les bestiaux du mond’ s’étant filés rencard,


Discutaient en s’tapant la cloche.


Je crois, jaspinait le lion, décarrant du désert,


Que l’ciel nous punit d’nos arnaques;


Et que pour nous r’becqu’ter, au lieu d’fric et d’auber


L’un de nous d’vrait payer d’sa barbaque.


Le preu, je suis tout prêt à sacrifier mon lard;


N’ayant pas été des plus chouettes,


En becqu’tant les bêlants, ainsi que les deux clébards,


Que trimbalait la môm’ Nénette.


Te buter pour si peu, ton gniasse n’est pas marteau ?


Bava l’renard, un p’tit mariol.


Bêlants, bergères, cabots, ça compte pour ballepeau;


Mézigu’ t’en file sa parole.


Et bibi, dit alors un vioc bourriquot,


D’un bout d’champ, j’ai bouffé l’herbouze


M’en fourrant plein l’buffet sans lâcher un pelot;


Ne trouvez-vous pas ça tartouze ?


Si, bavèr’nt tous en choeur les bestiaux réunis;


Tu dois te taper la pilule.


Et sans plus de chichis, l’bourriquot fut occis


Pour avoir été trop régule.
moralité


Les gros ont tout l’affur’ «Pognon, perlot, bifteack»


Quant à celui qui trinque, c’est toujours le pauvr’ mec.

MARCUS


Marcus est un poète français de notre temps, édité chez Edicom. 2006

on lui doit aussi « L’argot tel qu’on le parle » édité en 1947


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