When I have Fears that I may Cease to Be


When I have fears that I may cease to be

Before my pen has glean’d my teeming brain,

Before high-piled books, in charactery,

Hold like rich garners the full ripen’d grain;

When I behold, upon the night’s starr’d face,

Huge cloudy symbols of a high romance,

And think that I may never live to trace

Their shadows, with the magic hand of chance;

And when I feel, fair creature of an hour,

That I shall never look upon thee more,

Never have relish in the faery power

Of unreflecting love;–then on the shore

Of the wide world I stand alone, and think

Till love and fame to nothingness do sink.

JOHN KEATS (1795-1821)


Lire la traduction d’Alain Suied au bas le l’article


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Quand tant j’ai peur de ne plus être

avant que ma plume n’ait grappillé toute ma cervelle fourmillante,

avant qu’une haute pile de livres ne se soit élevée, avec leurs caractères,

maintenant comme les riches greniers entasse tout le grain mûr ;

quand je contemple, sur la face étoilée de la nuit,

des nuages immenses de symboles d’une très haute poésie,

et que je pense que jamais je ne vivrai pour retracer

leurs ombres, avec le coup de pouce magique de la chance ;

et quand je ressens, belle créature d’une seule heure
,
que plus jamais je ne te verrai ;

Jamais plus je ne me délecterai à cet enchanteur pouvoir

d’un amour spontané ; – alors sur le rivage

du vaste monde je me tiens solitaire, et je médite

jusqu’à ce qu’amour et gloire se noient dans le néant.


la traduction est d’Alain SUIED

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